SAISON 2017-2018
Le 01 février 2016
R.Valin: «Ne pas se désolidariser»

Pro A – En s’inclinant le week-end dernier face au SLUC Nancy (78-92), le Rouen Métropole Basket a concédé une cinquième défaite consécutive. Le technicien Rouennais Rémy Valin reste cependant confiant quant à la capacité de ses joueurs à rebondir dès samedi prochain au Havre (20h).
 
Rémy, Rouen n’aura mené que quelques secondes durant cette rencontre…
Rémy Valin : Oui, le SLUC a trouvé énormément d’adresse dès le début à l’image de Steed Tchicamboud sur des tirs énormes à 8, 9 mètres. On les aide aussi un petit peu même si les deux premiers tirs sortent de nulle part. Nous avons été impactés physiquement pendant tout le match. Quand je vois l’équipe de Nancy configurée de la sorte avec un Tchicamboud à ce niveau-là, il est clair que ça devient un gros morceau pour nous. Nous n’avons peut-être pas fait un bon match mais Nancy a fait aussi un gros match avec des forts joueurs en face.
 
L’équipe n’avait donc pas les armes ?
RV : C’est compliqué, surtout à partir du moment où ils trouvent de l’adresse d’entrée de jeu. Nous comme une équipe qui perd des matchs on se délite dans notre jeu d’attaque, on est moins voire pas du tout dans le passing game à certains moments.
 
Faut-il s’inquiéter suite à cette défaite ?
RV : On sait dans quel type de saison nous sommes partis, maintenant il y a deux matchs importants qui arrivent (ndlr : Le Havre puis Paris-Levallois). Ce sont des saisons que je ne connaissais pas forcément avant, mais qui se jouent beaucoup au mental et à la solidarité ; il va falloir continuer à avoir l’envie d’avancer, trouver des solutions et ne pas se désolidariser.
 
Au plus fort de la vague les joueurs ont tout de même paru perdus ?
RV : Oui. On essaie de trouver des solutions qui partent d’une bonne volonté, mais après il y a un tas de petites choses…pas d’adresse sur des tirs ouverts, des marcher…Il y a tout d’une équipe qui aujourd’hui joue le maintien. Après il faut avancer, retourner à l’entraînement le lundi et ne penser qu’au match d’après.


« S’engager, se livrer, sans calcul »


 
Le plus mauvais match de la saison à domicile selon toi ?
RV : Oui…oui…mais je le répète, il y avait un gros Nancy en face, en terme d’adresse et en terme d’impact physique. Tous leurs ailiers font deux mètres, Pietrus qui fait deux mètres aussi retrouve de l’adresse contre nous, Panko qui joue en 3 puis en 4…Si c’était du rugby au niveau de la mêlée on serait un peu en déficit. Ils ont des joueurs d’expérience qui sont des bons joueurs ; Falker on connaît ça fait maintenant un mois qu’il a retrouvé son niveau, qu’il fait des double-double à chaque match…on a été très impactés physiquement par une équipe de Nancy qui de par sa configuration devient redoutable.
 
Le maintien se joue-t-il aujourd’hui entre Paris et Rouen pour la 16ème place ?
RV : Oui, mais peu importe avec qui ça se joue, avec qui nous devons lutter : aujourd’hui il faut gagner des matchs.
 
Il va être compliqué ce derby ?
RV : Chaque match est compliqué. Chaque semaine d’entraînement est compliquée. Dans une série de défaites comme ça ce qu’il y a de plus dur c’est de rester dans le travail, de rester soudés, et pas jeter la pierre sur l’un ou l’autre.
 
Quel est ton rôle à ce moment de la saison, dans cette situation ?
RV : C’est d’arriver à faire mieux jouer l’équipe en attaque, que tout le monde s’y retrouve. C’est aussi travailler défensivement sur des repères simples pour tout le monde, pour que l’on puisse s’engager, le livrer, sans calcul.
 
On te voit moins nerveux que d’habitude sur le banc, est-ce que tu es touché ?
RV : Touché c’est un peu fort. Tu perds des matchs donc forcément ça ne fait pas plaisir. Quand tu es coach tu réalises que tu es impacté, les mecs se battent pour revenir à -10…s’exciter dans tous les sens à ce moment-là, je ne sais pas si ça changera quelque chose.
 
Alain Weisz (ndlr : coach Nancy) croit en toi et en l’équipe, c’est donc de bon augure ?
RV : Il est gentil Alain, je l’aime bien…on s’aime bien. C’est un grand Monsieur du basket français même si aujourd’hui son équipe est en difficulté, ça, ce sont les aléas du métier. Ça me fait plaisir qu’il croie en moi.

 








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 Photos: Ann-Dee Lamour - CDP Media / RMB 2016