SAISON 2017-2018
Le 30 octobre 2017
A.Menard: « Un départ pauvre »

Pro B (3ème journée) – Alexandre Menard livre ses impressions après le match face à Blois.

Trois matchs disputés et autant de défaites, c’est malheureusement le bilan affiché par le Rouen Métropole Basket à l’issue des trois premières journées de championnat de France Pro B. Même si tout n’est pas à jeter, et bien loin de là, le coach Alexandre Menard reconnait les errements de sa jeune équipe dans le jeu offensif. Entretien.

Alexandre, concrètement à quoi est due cette entame catastrophique selon toi ?
Alexandre Menard (coach RMB) : « Ce qu’il s’est passé au début, il faut le demander aux joueurs, savoir ce qui leur est passé par la tête. L’ADA est arrivée avec les meilleures intentions du monde et je ne suis pas du tout surpris par ce que produit cette équipe-là. Ils ont fait ce qu’ils font depuis de la saison ; ils ont joué intense et nous n’avons pas su répondre à cela dès le départ. C’est surprenant car sur les premiers matchs nous étions plutôt bien et nous avions pour habitude de bien débuter, mais là c’est eux qui nous ont sauté dessus. C’est comme si nous avions été surpris, l’énergie de Blois ne nous a pas mis sur les meilleurs rails et nous avons traîné ça durant toute la rencontre ».

Quels regrets tu as sur cette rencontre ?
A.M. : « Ce qui est dommage c’est que le peu de fois où l’on a pu trouver des choses à peu près collectives c’est à ce moment que nous n’avons pas mis nos tirs. On a un tir ouvert de Desmond Williams devant leur banc qui est bien amené, à peu près sur ce que l’on souhaitait faire, mais pour le reste on est à 2/21 aux tirs, c’est simplement que l’on est repoussés, il faut dire les choses comme elles sont. Après on n’est pas capable de travailler sur les switchs, on manque de lecture du jeu dès que nous sommes repoussés et c’est ce qui nous coûte cher. Je regrette que l’on n’ait pas pu se mettre dans ce niveau d’intensité dès le début du match ; on gagne cette partie à l’évaluation, on les met à 20 balles perdues ce qui est bien aussi, mais on manque encore une fois d’organisation en attaque, c’est bien là où le bât blesse et ça fait deux matchs que ça dure, c’est ce qui m’inquiète le plus. On défend, on a bien réagi et ça c’est bien parce que c’est l’âme de cette équipe. On est revenus avec un 5 assez atypique (ndlr : Monceau, Bassoumba, Michel), avec des combattants et c’est ce qui nous maintient à peu près à flot. Après il faut que l’on puisse jouer au basket ensemble même dans l’adversité, face à la pression défensive, ce que nous n’avons pas réussi à faire ».

L’accrochage Monceau/Johnson a-t-il été un tournant, mentalement parlant ?
A.M. : « C’est à double sens je pense car moi de là où je suis, je vois le joueur qui se précipite sur Manu en lui mettant les deux mains sur le torse et en voulant vraiment lui faire mal. Je demande à l’arbitre pourquoi ce n’est pas une faute disqualifiante directe, car là ça peut changer le cours du match étant donné que nous avions bien du mal à tenir Johnson que ce soit aussi bien dans les duels ou sur les tirs extérieurs. S’il sort ce n’est plus la même chose, après ça n’excuse en rien notre départ de match qui a été pauvre et pas assez dans l’intensité ».

« CARTER EST PLUS DANS L’EXECUTION »



Il y a Johnson mais aussi Brooks qui a fait mal ?
A.M. : « Brooks nous a fait du mal parce qu’ils l’ont trouvé sur des renversements mais aussi des isolations en un contre un. On n’a pas assez tenu ce qu’on avait décidé de faire sur ces isolations, ça montre bien tout le talent qu’ont ces deux joueurs. Encore une fois on ne s’en sortira pas sur les actions individuelles mais par le collectif. On fait 12 passes décisives pour 18 balles perdues, ce n’est évidemment pas un ratio très satisfaisant. On sait sur quoi on doit travailler même si nous avons encore beaucoup de choses à faire sur la défense, cela prendra du temps car nous sommes une équipe très jeune ».

Après deux matchs quel est ton sentiment sur Maurice Carter ?
A.M. : « Il fait ce qu’il peut, je n’ai rien à lui reprocher car c’est lui qui fait 4 passes, il essaye d’être plus dans l’exécution par rapport à son premier match ; c’est juste dommage que parfois, et bien la balle lui revient dessus et c’est à lui de faire la décision mais on ne peut pas lui en vouloir, il est aussi là pour ça, Il fait des erreurs, ils en font tous. J’en veux plus à mes joueurs quand ils se font battre en un contre un qu’à un joueur qui essaye de trouver des solutions quand ses coéquipiers sont bloqués, c’est plus cela qui me dérange ».

Manu (ndlr : Monceau) a-t-il enfin montré une partie de son potentiel au Kindarena ?
A.M. : « C’est quelqu’un qui donne, qui a beaucoup d’énergie, qui est attentif, qui ne dit pas grand-chose et qui doit être encore plus dans un cadre de travail bien établi. Il doit s’y tenir s’il veut encore progresser. Autant grâce à son physique, son investissement il peut trouver des choses, mais en terme de basket il faut aussi qu’il progresse. Il y a encore des situations sur lesquelles il est encore très faible, notamment en ce qui concerne la lecture du jeu ; et c’est là où il faudrait que l’on puisse avoir des jeunes joueurs qui soient encore plus impliqués dans leur épanouissement personnel en terme de basketteur et avoir une culture basket un petit peu plus large, ce que Manu est en train de faire. Je suis content pour lui car il le mérite, il travaille, mais je pense qu’il peut encore faire plus, j’attends encore plus de lui, qu’il puisse progresser en tant que basketteur ».




 


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 Photos: Ann-Dee Lamour / CDP Media